#happymama

#happymama ça vous parle?

Mais si!  C’est le hashtag du moment qui innonde la toile en brossant le portrait de la nouvelle mère parfaite cuvée 2015.

Une  mère complètement magnifiée qui est devenue en un rien de temps, un fait de société en opposition totale à la mère lambda de la vraie vie et qui suscite agacement, grogne et jalousie.

La Happymama gère tout. Elle pilote sa carrière, tient sa maison, cuisine, reçoit ses amis, jongle avec le temps, fait du sport et par dessus le marché, elle est incroyablement heureuse.

Pour convaincre les incrédules qui auraient du mal à croire à cette vie dorée, elle étale sur la toile son bonheur au jour le jour, en  posant dans sa maison de rêve à la déco scandinave et au gazon anglais taillé au ciseau, pendant que son marmot à la trombine de royal baby sommeille docilement dans  un landau Bugaboo.

Parce que Oui, c’est bien ça la vraie  passion de  cette nouvelle it-mom: Déballer encore et encore les morceaux choisis de sa vie édenique.

D’un coup, comme si le bonheur était d’un genre illusoire et déplacé ou qu’il cachait quelque chose de pas clair,  la presse féminine et le monde 2.0 se sont emparés de l’évènement pour fusiller ces nouvelles mères en trompe-l’oeil.

Dans un billet très sagace, Lauren Bastide du Elle, les astiquote avec beaucoup de piquant, et lève le masque sur le mirage de ce nouveau nirvana.

De même, le hastag  #WomenIRL ou le trumblr MILK (mother i’d like to kill), ont été créés pour remettre l’église au milieu du village et brocarder les vies un peu trop roses de ces Happy Mamas.

Il paraîtrait que sous ce vernis dernière tendance se cacherait une femme en somme, toute ordinaire et qui aurait farouchement besoin d’être rassurée!

Dès lors, nous, Mum et Mamik blogueuses intriguées et questionneuses forcenées, nous nous sommes un tantinet senties visées et  nous nous sommes demandées si nous devions à juste titre nous associer à ce nouveau clan de finaudes posticheuses, ou si  à contrario, et par le fait, nous étions bel et bien d’authentiques mamans heureuses.

Bloguer,  tout comme utiliser les réseaux sociaux c’est profiter d’une vitrine et par là même, faire valoir une vision sublimée de sa vie. (Du reste, à l’heure d’Instagram, alors que l’on peut apprivoiser la lumière ou jouer avec les ombres, il faudrait être un peu corniaud pour se faire tirer le portrait sous les lueurs d’un néon criard!)

A fortiori, nous pensons que quitte à étaler nos faits et gestes journaliers à la face de l’internet mondial, autant que ça soit nos virées chez Bonpoint ou nos estivages sur la French Riviera, plutôt que nos journée consacrées à récurer la kasbah!

La vérité vraie c’est qu’un rien nous comble et que si on aime à pouponner, laver les biberons, shampouiner nos cachemires, cuisiner, jardiner; on s’éclate aussi à sortir tous les meubles de la maison pour donner une soirée dans le jardin et on n’est pas les dernières pour gobeloter quelques verres de Chardonnay en terrasse. La tyranie de la perfect mum on s’en tamponne un peu l’oreille.

Pour autant, à supposer que certains viendraient à en douter, vous avez notre parole que Oui ,  quelquefois,  nous avons des paniers de linge sale qui s’éternisent dans nos buanderies, des prises de bec avec nos doubles,  le Brushing souvent insoumis et que Oui, il nous en faut plus pour nous affoler!

Nous croyons dur comme fer que tant que l’on divisera les mères en imposant des diktats sous le couvert de la compétition, nous entraverons à la liberté et au bonheur de chacune.

Il y a mille façons d’être une bonne mère et il y a mille façons d’être heureuse.

Il suffit tout bonnement de choisir sa manière…

 

 

by Mamik

 

 

 

 

 

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