Le discours de Mamie-France

« Jean, mon petit-fils,

Le 1er juin 2013, attablés à la terrasse d’un restaurant de Deauville, tes parents nous ont appris qu’ils désiraient un enfant, alors, heureux, nous t’avons espéré.

Le 24 avril 2014, ta mère nous a annoncé fièrement sa grossesse, alors, fous de joie, nous t’avons imaginé durant ces 9 mois tandis que le ventre de ta maman s’arrondissait doucement.

Le 16 juillet 2014, je t’ai vu à l’échographie 3D à laquelle tes parents nous ont gentiment conviées, alors, j’ai eu envie de prendre dans mes bras et de couvrir de baisers ce drôle de bébé qui tentait vainement de mettre son pouce dans sa bouche.

Le 31 décembre 2014, nous bouclions nos valises pour passer la St-Sylvestre à Berck, quand ton père nous a appris ton arrivée parmi nous et alors, tout simplement, nous t’avons aimé inconditionnellement, à la 1ère seconde, dès le 1er regard.

Certaines pensent  qu’on attrape un « coup d’vieux » en devenant grand-mère. A moi, mon chéri, tu m’as redonné un « coup d’jeune » car je me suis sentie propulsée vers l’avenir, grâce à toi. J’ai guetté tes 1ers sourires, tes 1ers pas, ta 1ère dent, et j’attends sans impatience toutes ces 1ères fois qui ne manqueront pas d’arriver en leur temps.

Tes parents m’ont donné une chance extraordinaire, celle de pouvoir nous retrouver toi et moi seuls une journée par semaine, afin de pouvoir te choyer et t’aimer. Excuse-moi pour les chansons pourries que je t’inflige pour t’endormir, mais je suis largement récompensée lorsque je vois tes yeux se fermer, blotti au creux de mes bras.

Je suis Marie-France, ta grand-mère paternelle, et j’espère être là pour toi le plus longtemps possible afin de pouvoir tenir mon rôle de mamie. Mais c’est quoi le rôle d’une mamie, outre aimer et gâter ses petits-enfants ? Je voudrais te transmettre la connaissance de tes racines paternelles, mais aussi être à l’écoute de tes joies et de tes petits chagrins, peut-être même t’infliger quelques dictées ou du cahier de vacances comme je l’ai fait jadis pour ton père, en dépit de ses nombreuses réticences ?

Comme l’a écrit le poète arabe Khalil Gibran : « Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées, Car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes, Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves. Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous. Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier. »

Bien sûr, je souhaite pour toi ce qu’il y a de mieux, c’est pourquoi je termine mon discours par cette prière amérindienne : « O Grand Esprit de nos ancêtres… Donne nous la sagesse d’apprendre à nos enfants à aimer, à respecter et à être bon les uns avec les autres afin de grandir dans la paix intérieure »

Oui, c’est le souhait que je formule, que tu grandisses dans la paix intérieure. »

by Mamie Marie-France

 


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