Quelle connerie la guerre!

 

J’aurais aimé ne jamais avoir à entacher cet espace d’amour avec des mots guerriers. Jamais.

Pourtant, en ce jour d’après, alors que notre douce France panse sa plaie béante, je me concentre sur le monde que nous avons à t’offrir, à toi petit homme qui n’est encore que candeur et innocence.

Notre beau pays vient d’entrer en guerre et cette locution morbide me fait tressaillir.

Tu rentres de Paris tout à l’heure, tu vas passer chez  moi et ta visite va consoler mon cœur ému et bouleversé.

D’autres familles, d’autres amis ne connaitront plus jamais le bonheur de ces chaudes étreintes et si je suis mal à l’aise avec l’ostentation de ma plénitude, je remercie le ciel de ne pas être touchée par cette abominable barbarie.

Plus que jamais nous avons le devoir d’enseigner à nos enfants les valeurs de la République parce que ces valeurs sont nos seules armes pour déjouer nos ennemis fanatiques et forcenés.

Dans notre deuil, déconcertons ces loups sanguinaires par notre immédiate résilience.

Ne nous décourageons pas, ne lâchons pas, ne renonçons pas parce que le chancre du mal peut ressurgir à tout moment comme l’illustre si bien Camus dans la dernière phrase de la peste:

« Car il savait ce que cette foule en joie ignorait, et qu’on peut lire dans les livres, que le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais, qu’il peut rester pendant des dizaines d’années endormi dans les meubles et dans le linge, qu’il attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et que, peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l’enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse. »

By Mamik

 

 

 

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